Edith, la quarantaine, souhaite tomber enceinte grâce à un donneur de sperme anonyme. Cinq ans plus tard, elle découvre par hasard l’identité du donneur — Niels, un développeur de jeux vidéo à succès qui habite non loin de chez elle — sa curiosité la pousse à organiser une rencontre sous prétexte de réaliser un portrait de lui et de son entreprise technologique.
Critique: Solo Mamma se distingue moins par sa mise en scène sage que par son scénario. Non pas que le déroulé des événements surprenne grandement (tout reste relativement prévisible). La qualité d’écriture d’Askevold se trouve plutôt dans le portrait nuancé qu’elle fait de ses protagonistes, une qualité qui s’apprécie sur la longueur. Il faut attendre (pas très longtemps heureusement) la première rencontre entre maman et papa pour apprécier le portrait grinçant mais pas moqueur que la réalisatrice dresse de ces parents pas meilleurs que les autres. Leur mesquinerie banale et la petitesse de leur arrangement avec leur bonne conscience pourraient être une source de comédie, mais elles servent surtout ici à créer des des personnages plus nuancés qu’ailleurs, donc plus réalistes, crédibles et attachants.