Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l'Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance
Critique: Simon Abkarian est un choix d’acteur surprenant mais payant. Plutôt que chercher l’imitation parfaite d’un personnage historique célèbrissime, il sublime ses aspects les plus humains, son rapport passionné à la France et son attachement presque maladif à ses valeurs. Surtout il en fait un personnage tragi-comique (et même très comique sans jamais sombrer dans la caricature) et montre ici qu’il est l’un des acteurs les plus sous-cotés du cinéma français.
Les seconds rôles ne sont pas en reste, parmi lesquels on reconnaît des stars comme Mathieu Kassovitz en Amiral Darlan, Benoit Magimel en Général Koenig, Niels Schneider en Général Leclerc, Anamaria Vartolomei toujours aussi bluffante et un Karim Leklou hilarant, mais aussi des visages moins connus et tout aussi convaincants, à l’image de Loïc Corbery en Pleven, Félix Kysyl en Jean Moulin ou Simon Russell Beale en Churchill. Le premier ministre britannique est d’ailleurs très présent, sa relation avec le leader de la résistance étant l’un des nombreux points forts du film.
Magistralement filmée et rythmée, cette fresque est clairement plus efficace que tous les cours d’Histoire sur le sujet.